Nouveau Parti Socialiste Loire (42)

Blog du Nouveau Parti Socialiste dans la Loire. Espace d'échange, de débat, de réflexion et de découverte d'un courant qui se donne pour mission d'ancrer à Gauche le Parti Socialiste Français et d'en rénover les pratiques politiques.

16 octobre 2006

Quand les victoires du populisme sonnent comme notre renoncement aux idées et aux convictions

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S'il y a bien une question qui retient toute mon attention, c'est bien celle de l'extrême droite. Je ne cesse de parler de ce fait car, il détermine presque à lui seul les ravages de la "real politik" et du culte désormais assumé de la démocratie d'opinion.

Le monde politique fait parti de ces mondes qui n'a pas peur des figures de style. Et pour cause, l'art de la pirouette n'est-il pas corollaire de la pratique politique. Permettez-moi de soumettre à votre analyse l'expression "démocratie d'opinion". Car il faut remonter à l'origine de la Démocratie pour en comprendre à la fois la supercherie et le biais. A l'époque de Periclès (parangon de la démocratie athénienne), les détracteurs de ce nouveau régime politique naissant (imparfait car n'oublions pas les critères discriminants qui présidaient à l'accès à la citoyenneté grecque), les détracteurs jouaient sur la polysémie du terme "Demos". Chacun d'entre-nous a appris dans notre Ecole de la République que le terme Démos qualifiait l'idée de "Peuple" en français. Dans un régime ou la souveraineté populaire avait une immportance capitale comment aurait-il pu en être autrement. Sauf que le choix de la traduction de "Demos" par "Peuple" éclipse l'autre sens que l'on conférait au IV-Ve siècle avant J.C.: Celui de Foule, de Masse. Toutes celles et tous ceux qui voyaient dans la démocratie une diminution notable de leurs pouvoirs s'engoufraient donc dans cette faille terminologique pour justifier la dégénéresance du régime démocratique. Cela rappelle étrangement le discours des déclinistes en France.

Car, il en est ainsi de la Démocratie. A chaque face de sa pièce correspond une tenue, une posture, un comportement.

Lorsque s'exprime l'intelligence, la raison, les convictions (mêmes utopiques, le rêve étant l'étape initiale à la projection donnant naissant au projet puis au programme) dans une société organisée de façon à libérer les compétences (académiques ou empiriques) et à ventiler le renouvellement en son sein, le mot "Peuple" remplit pleinement son rôle de traduction du préfixe "Demos" dans la notion Democratie.

Lorsque s'exprime l'émotion, le sensationnel, Les préjugés, les lieux communs (ce que l'on nomme la vulgate) et la "Doxa" (je reviendrai sur ce terme un peu plus tard) dans une société figée dans l'immobilisme et résistant aux renouvellements, les mots "Foule" et "Masse" prennent de manière instinctive le dessus sur le terme noble de "Peuple" dans la notion de Démocratie.

L'expression "Démocratie d'opinion" relève de l'oxymoron (une pirouette politique pour rendre noble une chose qui ne l'est pas) si nous daignons encore défendre la noblesse du pouvoir conféré au "Demos". Dans le cas contraire, que les grands partis politiques acceptent d'être devenus des partis populistes et non populaires et qu'ils ne s'étonnent pas de voir les champions du populismes être performant dans ce domaine. Jouer avec les émotion du Peuple, ce n'est certainement pas rendre au hommage à l'Intelligence de ce dernier.

Voici, ce à quoi, nous faisons face aujourd'hui. Les grands partis de gouvernement, pris de plein fouet par la rhétorique des spécialistes de la Communication, ont oublié ou ne veulent plus parler de convictions, de valeurs. L'electorat est un grand marché ou chacun se bat pour occuper le plus grand segment et pour être sur de plaire, ils sondent l'opinion. Ce qui fait l'election c'est l'opinion et plus la force de conviction. C'est donc la "Doxa" (Opinion en grec) qui devient maitresse du jeu.

Si la Doxa, l'opinion est reine du jeu politique, les partis de gouvernement ne sont pas les plus habiles à ce jeu là. Les partis habitués à surfer sur les émotions, sur la vulgate (préjugés et lieux communs) se sont les partis dits populistes. Eux savent de quoi ils parlent. Ils excellent dans la propagande du désespoir suscitée par le sentiment réel d'abandon.

Face à la démission des grands partis de gouvernement à porter des convictions assumées et devenus enclin à jouer l'opinion, nous courons le risque de mauvaise surprise. Nous en avons déjà connu. Le 21 avril 2002 a été une douloureuse expérience. Même depuis, rien n'a changé, si ce n'est l'influence grandissante des partis d'extrême droite partout en Europe. Signe que les leçons n'ont toujours pas été tiré. Les militants de Gauche et ceux de notre Parti Socialiste doivent prendre conscience que nos discours ne résonnent plus car ils passent tous pour des discours de résignation ou de démission. En jouant l'opinion, c'est la Démocratie que l'on sacrifice sur l'autel de la rentabilité electorale.

Je vous invite à lire la tribune de Philippe Thureau-Dangin intitulée "La gangrène de l'Europe", éditorialiste du Courrier International en complément de cet édito.

Posté par Npsloire à 15:09 - Les Editos d'Otman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 juin 2006

Une réussite en trop l'oeil

A l"heure ou les socialistes européens se cherchent une doctrine pour le XXIe siècle, celui qui fait office d'exemple depuis près de 10 ans laisse un gout amer et une facture (fracture) énorme comme héritage à l'histoire internationale du socialisme. La trahison est grande pour celles et ceux qui cherchent une alternative crédible à un modele totalitaire construit autour d'une idéologie qui ressemble étrangement à celle que nos ancetres connaissaient, il y a maintenant plus d'un siècle. Tony Blair le fossoyeur d'espoir ne peut être l'exemple à suivre, ni la boussole idéologique des socialistes. Accompagner ou résister: Nous [Le Nouveau Parti Socialiste] préférons résister. S'accommoder ou inventer: Nous choisissons l'invention dans le respect de nos valeurs et de nos convictions sans dogmatisme mais avec la certitude que nos actes sont portés par le souci de l'interet général.

Ceci sera la posture de notre courant dans le cadre de l'élaboration du projet socialiste pour 2007. Alors que la médiocrité s'exprime, insultant par la même, l'intelligence de nos concitoyen(ne)s, il est nécessaire que les anonymes que nous sommes témoignent du fait qu'il existe d'autres voix qui seront à n'en pas douter, celles de l'avenir du Parti Socialiste en France et en Europe.

Nous vous mettons en ligne, une tribune sur les dégats de la politique de Tony Blair. Bonne lecture.

Par Philippe Marlière
Maître de conférences en sciences politiques à l’université de Londres
(1).
(1) Auteur de la Troisième Voie dans l’impasse.
Essais sur Tony Blair et le New Labour, Syllepse, 2003.


Après la sévère défaite du New Labour aux élections municipales, une majorité du groupe parlementaire travailliste a exigé de Tony Blair qu’il annonce la date de son départ anticipé de Downing Street. Le parti a perdu 200 000 adhérents depuis 1997 (- 50 %) et l’image du premier ministre est très dégradée dans l’opinion publique. Le public le perçoit comme un menteur invétéré et son autoritarisme déplaît. Les Britanniques contestent surtout sa politique de marchandisation des services publics et l’occupation américano-britannique en Irak est plus impopulaire que jamais.

Et pourtant le cercle de ses admirateurs à l’extérieur du royaume ne fléchit pas. À droite, Bush continue de louer le « courage » de l’homme d’État qui a coorchestré avec lui le plus grand désastre géopolitique de l’après-guerre (sur la base de rapports mensongers) ; Berlusconi, Aznar, Durão Barroso ont à de nombreuses reprises salué celui qui a su faire « fructifier » l’héritage thatchérien, et le baron de Seillière, enthousiaste, s’est exclamé : « Je suis un socialiste anglais ! » À gauche, la social-démocratie n’a pas tari d’éloges non plus, à quelques exceptions près. La minorité antilibérale du PS a certes rejeté en bloc la « troisième voie » blairiste. Mais l’axe majoritaire jospino-hollandais a réagi avec ambiguïté et hypocrisie au défi qu’elle posait.
Seul Dominique Strauss-Kahn a eu l’honnêteté intellectuelle de mettre ses actes en rapport avec ses paroles, en nouant des liens étroits avec les idéologues du blairisme. Plus récemment, Ségolène Royal a décerné un brevet de « politique de gauche » à l’action du gouvernement britannique. Pour ses admirateurs de gauche, le blairisme n’est certes pas la panacée (guerre d’Irak, amitiés douteuses avec Bush et Bersluconi), mais son bilan économique est « bon ». Blair est crédité de la rénovation des services publics et de « bons résultats » sur le plan du chômage.

Depuis 2001, le gouvernement néotravailliste a effectivement augmenté le budget de l’Etat dans les transports, la santé et l’éducation.
Cependant, Tony Blair a largement recours au service privé pour moderniser les services publics à travers les partenariats public-privé (PPP). Les PPP sont un projet d’inspiration néolibérale (conçu par les conservateurs). On confie au privé la construction d’infrastructures (hôpitaux, écoles, prisons) qui en assure ensuite la gestion. L’État doit souvent subventionner une partie de ces projets à but lucratif, alors qu’il n’est ni propriétaire des immeubles construits ni ne reçoit aucune des recettes liées à son exploitation. En pratique, les PPP coûtent plus cher aux contribuables que des services publics gérés par l’État et ils tendent à offrir aux usagers des services de qualité inférieure.

Des conclusions hâtives sont tirées de la simple comparaison des taux de chômage britannique (5 %) et français (10 %). Plus de la moitié des titulaires du régime d’invalidité (Incapacity Benefit), environ 2,7 millions d’individus, sont en réalité des chômeurs de longue durée. Le gouvernement considère que ces personnes sont inemployables car leur niveau de qualification est très faible.
Le taux de chômage britannique est ainsi artificiellement revu à la baisse. La segmentation du marché du travail est telle qu’à côté de régions riches (le sud de l’Angleterre), il existe des poches de pauvreté profonde (nord de l’Angleterre, Écosse, des quartiers de Londres). Ce sont dans ces régions et au sein de ces catégories sociales continuellement exclues du marché du travail que l’on recueille les bataillons d’individus en régime d’invalidité.

Le gouvernement néotravailliste a mis en place depuis 1997 des politiques assez « agressives » de retour au travail. Le New Deal pour les jeunes, tant vanté par Ségolène Royal, est un super CPE qui vise avant tout à alimenter les secteurs (les services en particulier) qui requièrent une main-d’oeuvre sous-qualifiée, mal rémunérée et corvéable à souhait.

Il est donc cohérent que les conservateurs et néolibéraux de tout poil trouvent le blairisme à leur goût. Par contre, comment expliquer la persistance d’un courant blairophile à gauche ?
Crasse ignorance de la situation britannique ? Ou alors, ces demi-habiles prépareraient-ils l’opinion à l’inéluctabilité d’un blairisme à la française ?

Je vous invite à lire notre édito intitulé "Du British National Party au Front National" en complément de cette tribune.

Posté par Npsloire à 18:57 - Les Editos d'Otman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mai 2006

Conserver des acquis progressistes peut-il etre considéré comme un comportement conservateur ??

Dans le débat à la fois politique et philosophique au sein de la Gauche (voir hors de la Gauche mais pour d'autres raisons), il nous revient souvent l'argument suivant: Ceux qui s'accrochent à leurs privilèges sont nécessairement des conservateurs !!!

Il est interessant de se poser clairement la question car de la réponse procède la posture et le comportement politique qui caractérisent, d'une certaine manière, le clivage au sein de la Gauche politique, syndicale et mouvementiste. Quand, nous parlons de clivage, nous ne faisons pas allusion à celui du 29 mai 2005 entre les ouistes et les nonistes. Nous parlons du clivage plus profond qui traverse la Gauche depuis son avènement. Ce que nous nommons de manière caricaturale et erronée (en tout cas pour l'époque dans laquelle nous vivons), le débat entre "les révolutionnaires et les réformistes".

Pour beaucoup, le débat dans lequel la Gauche est entrée depuis le début du XXIe siècle ressemble à celui qui opposa jadis Jaurès à Guesde (dans le fameux discours des 2 méthodes). Et chacun de vouloir revetir les habits de vertu de Jean Jaurès, au détriment du radicalisme de Guesde.

Mais quelle lecture de ce débat pouvons nous avoir aujourd'hui et que peut-il nous apporter pour éclairer la question que nous avons posé en préambule.

A Gauche, nous avons toujours défini les conservateurs en politique autour de l'idée que ce sont celles et ceux qui défendent et confortent un statut ou une position sociale, acquis contre l'intérêt général et la justice sociale.

Nous avons toujours défini les progressistes comme celles et ceux qui défendent à la fois la dignité et l'émancipation à travers l'intérêt général et la justice sociale.

Nous héritons de ces définitions depuis l'Epoque Moderne dont l'évènement principal reste la Révolution de 1789.

Dès lors que nous sommes le fruit d'une histoire politique très dense (XIXe-XXe), notre famille de pensée a, au fil du temps, acquis dans le combat politique des droits qui aujourd'hui nous sont reprochés comme s'il s'agissait de privilèges. Dès lors, nombreux sont ceux qui nous taxent de conservatisme, ou d'archaïsmes car nous serions trop attachés à un modèle qui n'aurait plus raison d'être.

Voici ce qui explique, en partie, le débat qui nous anime au sein de la Gauche mais aussi et surtout au sein de notre Parti, le Parti Socialiste.

C'est à l'aune de cet argument, que nous pouvons comprendre les deux postures qui aujourd'hui animent la Gauche politique et dont nous ne pouvons qu'accepter la légitimité quoique nous en pensions.

D'un côté celles et ceux qui font de l'exercice du pouvoir (avec ses contraintes) le leit motiv de leur posture pour mieux accepter la "real politik" et ses travers. De l'autre celles et ceux qui au contraire considèrent que c'est ce même exercice du pouvoir (avec ses contraintes) qui nous oblige à replacer le politique au centre du système pour faire face aux pouvoirs agissants  non démocratique (notamment financiers) qui nous conduisent à faire de la "real politik" notre seul cadre d'action.

Dès lors penser que ceux qui défendent des droits apparaissant comme fondamentaux (Education, Protection Sociale, Retraite, Logement, Santé, etc....) dans des modalités qui prennent en compte l'intérêt général et non les vissicitudes du monde économique et financier sont des révolutionnaires, peut paraitre un comble.

Encore plus insidieuse est cette rhétorique, ce discours incessant que nous retrouvons dans la bouche de certains de nos dirigeants au sein du Parti Socialiste [nous étions plus habitués à l'entendre de la bouche de nos adversaires politiques] qui laisse imaginer que nos droits chèrement acquis ne seraient, en fait que des privilèges qui pénalisent notre société. Mais qui donc est pénalisé par le fait de posséder une protection sociale qui lui permette de se soigner correctement ou de profiter d'une retraite [financée sur le principe de solidarité entre les générations] bien méritée après des années de labeur et de service rendu à la société tout entière ??

Peut-on confondre ce qui relève du droit inaliénable et fondamental de l'homme et de l'humanité avec ce qui est du domaine du privilège héréditaire ou dynastique ?? N'y a t il pas là une malhonneté intellectuelle évidente ?? Peut on comparer le code du travail qui régit le rapport entre employés et employeurs en sécurisant les premiers des humeurs ou obligations des seconds et les situations de monopoles privés qui s'élaborent depuis maintenant trente ans au détriment de l'intérêt général ? Ou se situe, dans ce cadre la vertu, l'Ethique et la Décence ?? Est-il dans le camp des progressistes "néo-conservateurs" ou des conservateurs encore plus conservateurs ??

Ce que nous voulons conserver, nous ne le voulons pas seulement pour un petit groupe ou pour de petits intérêts. Nous le voulons pour la majorité du Peuple. La conservation des acquis progressistes ne peut donc pas être stigmatiser comme étant un comportement de conservateur. Mais la destruction ou la non défense de ces même acquis progressistes reste et restera profondément un comportement de conservatisme politique.

Car, évidemment, nous ne sommes toujours pas sortir du rapport de force né de 1789. Bien au contraire. La période qui s'ouvrent devant nous ressemble étrangement à une nouvelle revanche, à une nouvelle contre-réaction. Il en va ainsi de la marche du monde politique. Comment pourrait-il en être autrement, compte tenu du fait que le monde dans lequel nous vivons est profondément marqué par l'histoire politique de notre passé. Malheureusement, il existe encore des Possédés et des Possédants, des Opprimés et des Opprimants, des Exploités et des Exploitants, des Dominés et des Dominants.

La Démocratie est la seule arme qui donne la parole et la possibilité d'acceder au pouvoir à celles et ceux qui ne sont pas du bon côté de la barrière. La Réforme c'est l'outil politique qui traduit les revendications révolutionnaires en actes législatifs et gouvernementaux sans terreur, ni violence. La Réforme n'a jamais fait de l'accompagnement d'un système sa source de réussite, bien au contraire. Elle est l'alliée objective de l'audace et du courage en politique. N'est ce pas ce que nous recommendait Jaurès en son temps.

Loin de déprécier son partenaire de diatribe politique (Jules Guesde), il lui donnait raison dans son analyse politique de fond mais lui proposait une posture, un comportement et une culture d'ouverture (et non pas de compromis ou de consensus) pour traduire ses revendications "révolutionnaires" en mécanisme de transformation de la société.

Ce que nous pouvons, aujourd'hui, retenir du débat entre Jaurès et Guesde se résume à la question du courage et de l'audace en politique. Voici, les qualificatifs qui doivent caractériser notre projet socialiste sinon nous passerons à côté de la victoire politique (et non électorale) dont notre société à besoin.....

Posté par Npsloire à 16:58 - Les Editos d'Otman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2006

Nos paradoxes contemporains éclairent l'avenir

Le paradoxe est le signe le plus tangible des atermoiements du comportement humain. Il y en a un qui a retenu tout particulièrement mon attention.

Alors que le projet de loi Sarkozy sur l'immigration vient d'être voté par l'Assemblée Nationale, il est interessant de se plonger dans l'analyse du comportement des Français et des Françaises sur la question. Et là le constat de paradoxe est éclatant.

L'ensemble des sondages d'opinions (opinion = doxa en grecque ancien, que nous retrouvons dans paradoxe) montrent une certaine satisfaction autour de ce projet. Il est interessant de voir ce que font les français(e)s lorsqu'ils se retrouvent concretement face à une situation humaine d'expulsion. Le comportement est sans ambage. Ils résistent. Ils cachent les enfants et les familles soumisent au risque d'expulsion alors même qu'ils se disent pour les principes du projet de loi qui renforcent institutionnalisation de l'expulsion.

Tout en soutenant le Légal, ils inscrivent leurs comportement du quotidien dans le Légitime. A la manière d'Antigone, le sentiment d'humanité prend le pas sur la loi humaine.

Et nous pouvons que nous réjouir de cette forme de "désobeissance civile" qui montre à quel point notre pays, notre société est profondément tranversé par les valeurs qui semblent aujourd'hui si désuètes dans la bouche de certains leaders d'opinion.

Car, finalement, qu'est ce que montre cette situation, sur une des thématiques qui donnent le plus souvent lieu à la démagogie politique. Elle montre, qu'en effet, loin de la messe de la réal politique [que nous devons comprendre comme la forme la plus poussée de l'opportunisme politique], les citoyen(ne)s de notre pays, de notre continent, nous inscrivent à leur manière les lignes forces de leurs attentes:

QUELLES SONT LES VALEURS SOUS JACENTES A NOS PROJETS DE SOCIETE ? QUELLES SONT LES CONVICTIONS AUXQUELLES SONT SOUMIS NOS PROJETS DE SOCIETE ? ET QUI EST CONVAINCU DU BIEN FONDE DES VALEURS QU'ILS PORTENT SUR LE PLAN POLITIQUE ?

A Droite, un homme l'a très bien compris. Il s'agit de Nicolas Sarkozy. Lorsqu'il parle de rupture, il expriment haut et fort ses convictions et les valeurs qui leur son corollaire. Sa rupture, il l'a fait avec son camp. Il nous dit clairement que le Gaullisme est un avatar de l'histoire politique de la Droite et qu'il est temps à la Droite de redevenir ce qu'elle a toujours été. Le Parti conservateur des privilèges, de la dynastie héréditaire et du Capital.

Certes, il n'apporte pas les bonnes réponses sur le plan politique. Et comment pourrait-il en etre autrement lorsqu' on porte une voie (une voix) de Gauche. Mais, il affirme sans complaisance et avec une certaine fierté ses convictions et ces valeurs dans un désert d'incertitude et de quasi-relativisme.

Face à ceci, que doit etre notre posture, à nous gens de Gauche ?? Continuer à nous cacher de peur de déplaire à l'opinion ? Continuer à penser que ceux qui défendent la solidarité, la dignité, la tolérance, la justice sociale sont des gens du passé, des archaïques ?? Continuer à penser que le monde est enclin au compromis sans constitution d'un rapport de force permettant la construction du consensus ? Pensons-nous réellement qu'aujourd'hui le monde du Travail est en position de négocier face au monde du Capital ?? Possédons-nous les outils qu'ils le permettraient ??

Bien évidemment non !!! Mais avant tous ceci, il faudrait certainement recommencer à croire que nos valeurs et nos convictions sont les plus justes et les plus vertueuses [vertueux, au sens ou Montesquieu l'entendait: le sens de l'interet général]. Non pas dans un esprit inquisiteur mais pour le bien du débat démocratique car c'est de la confrontation des idées que nait la noblesse politique et les positions équilibrées de la raison humaine.

Si toutes les idées ne s'expriment pas, si toutes les convictions ne s'affichent pas, la frustration du vide penchera nécessairement du coté de celui qui croit réellement en ce qu'il dit. Malheureusement pour nous, celui qui croit en ces convictions aujourd'hui n'est pas dans notre camp politique......

.....Notre réveil est vital. NOUS DEVONS IMPERATIVEMENT REFAIRE DE LA POLITIQUE !!!!

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17 mai 2006

EDITO: Quand les stratégies politiques du passé reviennent à la surface

Comment comprendre ce qui se passe actuellement dans le paysage politique français ???

Le film tiré du livre 1984 de G. Orwell s'ouvre par la phrase suivante: "Celui qui connait son passé maitrise son présent, Celui qui maitrise son présent connait son futur"

C'est à l'aune de cette citation que l'on peut comprendre les stratégies que l'affaire Clearstream à amplifier du coté des directions du Parti Socialiste et de l'UDF.

En effet, là ou nous pensons [le Nouveau Parti Socialiste] que ce que nous voyons aujourd'hui, ressort d'une crise profonde de nos institutions, méritant au minimum un changement de République, notre Premier secretaire François Hollande lui, y voit à la manière de François Mitterand une aubaine. Son diagnostic de la situation est clair: Il ne s'agit pas d'une fin de la Ve République mais plutot la fin d'un système politique, celui de la Chiraquie. L'ambition est clairement affichée. Il suffirait de changer la tête du système pour que nos intitutions retrouvent leur vertu.

C'est oublier que nous, socialistes, avons aussi été disqualifié par le Peuple dans le cadre de la Ve. C' est oublier que nous participons de la crise d'autorité que vit le Peuple et son "Elite". Ce que F. Mitterand avait pu réussir pour des raisons conjoncturelles fortes dans les années 70-80, ne pourra se répéter en ce début de XXIe siècle.

Dans la même veine, F. Bayrou, qui a du relire l'histoire du mouvement centriste, a du remarquer comment V. Giscard d'Estaing avait su profiter de la situation post 68 pour faire l'illusion de l'existence d'un centre politique en France. Cependant, il suffit d'analyser les propositions politiques de l'époque pour ce rendre compte que VGE avait été élu sur un axe politique de Gauche. Sa chance a été d'apparaitre à un moment où la Gauche politique se reconstruisait autour de F. Mitterand. VGE fut en quelque sorte le tremplin politique de F. Mitterand en préparant[à ses dépends, autour des mesures sociétales de son programme] la conscience française à la Gauche politique.

F. Bayrou en votant la défiance au gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy pense pouvoir rééditer le coup politique de VGE. Mais, il n'est pas dupe. Il sait que le centre n'existe ni politiquement, ni sociologiquement dans notre pays.

Une autre lecture de ce vote est donc possible: En s'alliant sur une question institutionnelle, l'UDF[signal notamment envoyé au PRG et à une partie de la direction du PS] et la Gauche ne prépare-t-il pas une alliance de circonstance  qui ouvrirait une alliance de gouvernement politique, à l'image de ce que nous connaissons en Allemagne (SPD-CDU) ????

Ce qui est aujourd'hui au stade de l'hypothèse ne serait répondre à l'attente d'un pays qui par tradition et philosophie politique n'est mu que par le clivage Gauche-Droite malgré tout ce que l'on peut en penser.

Ces manoeuvres d'appareils politiques [inhérentes à la vie des Partis, qu'on le veuille ou non] semblent être aujourd'hui en décalage avec la force des débats qui animent notre pays et dont les médias ne se font guère l'écho.

Quel que soit le cas de figure, il ne répondra pas à la demande d'un projet de société éclairant l'avenir. Qu'il soit de Droite [comme est entrain de le construire N. Sarkozy] ou de Gauche [En cours d'élaboration], la France et les Français(e)s veulent des choix claires.

Le flou des manoeuvres ne sera donc pas à la hauteur de l'attente. Et même si ces calculs devaient être payant en 2007, ils ne feront que repousser à plus tard l'échéance que nous ne pourrons plus repousser plus longtemps: IL EST TEMPS DE REFAIRE DE LA POLITIQUE....

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10 mai 2006

EDITO: Du Bristish National Party au Front National.......

Quels liens peut-on faire entre ces deux partis au delà du fait qu'ils soient populistes, xénophobes, démagogues et dangereux pour l'équilibre d'une Démocratie ?

Ils naissent souvent de la deception et du désespoir de la population face à des dirigeants  et un système qui ne les entendent plus, qui ne les voient plus.

La semaine dernière, j'ai été frappé de voir à quel point les militants de ces deux Partis (En France et en Angleterre) faisaient référence à l'abandon de la Gauche politique.

J'ai été frappé de voir au combien, En France, ils regrettaient le Parti de Jaurès: "Les «correspondants» du FN, un par quartier, appellent dès qu'il y a «un problème». Pendant les émeutes urbaines, trois bus brûlent un dimanche à 6 heures du matin «A 10 heures, je prenais les photos, à 11 heures, elles étaient sur mon blog, raconte Steeve Briois. A midi, je mettais en page le tract, le soir même, on le distribuait.» Avec un coupon à remplir : «Oui, je condamne les violences et demande davantage de répression.» On laisse son adresse et Brigitte rappelle pour les adhésions. On parle vie quotidienne, trous dans les trottoirs, impôts. Steeve Briois [Conseiller régional FN Région Nord]aide à rédiger des lettres, décroche son téléphone quand un RMI est supprimé. Conduit une grand-mère et son petit-fils à l'institut des jeunes aveugles pour lui trouver une place. «Je décharge les assistantes sociales du secteur, confie-t-il. On est proche des gens, comme la gauche avant, quand elle était encore le parti de Jaurès."

J'ai été frappé de voir qu'après les élections locales en Angleterre, nombres de ceux qui aujourd'hui tractent et militent pour le British National Party montrent avec insistance l'abandon de la Working Class (Les classes populaires) par le New Labour de Tony Blair (Reportage France 2 du 7/05/06), voire étaient eux mêmes des militants travaillistes.

Car en effet, la structure militante de ces partis dont les directions sont ouvertement xénophobes semble complètement mutée. Auparavant nous avions  des convaincus de la théorie racialiste ou des frustrés des guerres de colonisation. Aujourd'hui  nous avons celles et ceux qui face à la cadence d'un monde toujours aussi effrenée, [menée par le seul bienfait du Bonheur qui passe souvent, dans nos sociétés, par l'économique et le matériel] semblent être par delà du monde des visibles.

L'alliance Jaurèssienne (Discours des deux méthodes - 1900) qui voyait dans la "coopération" entre les classes populaires et les classes moyennes le terreau social d'une politique de la dignité et de l'émancipation est bien loin des considérations et théorie politique de la Gauche européenne actuelle. Et pourtant point de salut politique pour nous sans cette Alliance.

Aujourd'hui, Classes moyennes et Classes populaires sont renvoyées dos à dos. Les uns se plaignant de la charge trop lourde de la solidarité nationale via l'impot, les autres décidés à dynamiter une société qui ne veut plus faire attention à leur dignité d'être humain.

Du British National Party au Front National, leurs beaux jours seront nos pires nuits. Quand la Gauche n'est plus la Gauche, les signaux sont toujours envoyés par le Peuple. L'alarme choisie n'est certainement pas la plus adéquate pour nous Démocrates, mais elle ressemble à sa façon aux émeutes de Novembre 2005.......

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02 mai 2006

EDITO: Bienvenue sur le Blog Débat-Formation du Nouveau Parti Socialiste 42

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Bonjour à vous,

Nous sommes heureux de vous accueillir sur le Blog de débat et de Formation du Nouveau Parti Socialiste de la Loire.

Dans le cadre de l'élaboration du projet 2007 du Parti Socialiste, le Nouveau Parti Socialiste 42 choisit de vous interpeller directement par le biais des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Pour nous, le constat est clair. Au delà des batailles de personnes, dont chacun connais l'inefficacité, l'heure est pour nous à la réflexion et à l'élaboration d'un projet politique capable de traduire les attentes et les désirs de la société française.

Les évènements de ces dernières années montrent au combien nos institutions ainsi que nos dirigeants politiques sont dans une impasse. Pourtant, les signes politiques des françaises et des français n'ont jamais été aussi claires. Des mouvements sociaux de 1995, en passant par le 21 avril 2002, le 29 mai 2005 et jusqu'au mouvement social anti-CPE de ce printemps, les françaises et les français n'ont jamais autant manifestés leur désir d'une autre sociéte plus juste et plus solidaire, d'un autre model économique à la fois efficace et soucieux de l'environnement et de la condition humaine.

A travers ce blog, nous souhaitons mettre en lien à la fois l'histoire et les valeurs d'une pensée politique (le socialisme) et votre désir de construire une société qui ne soit ni esclave d'un model économique unique (Le libéralisme économique), ni soumise à la terreur, à la peur et à l'intélorance du désordre mondial dans lequel nous sommes plongé.

Notre vocation est de rendre le politique et la politique plus crédible que ce qu'elle est aujourd'hui car nous pensons que face aux pouvoirs économiques et financiers, seule la Démocratie permet aux peuples de s'émanciper. Il faut pour cela réhabiliter La Politique. Et c'est en vous faisant participer que nous y arriveront.............

Pour le Nouveau Parti Socialiste 42

Otman El Harti (Président de l'Association NPS 42) 

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