29 novembre 2006
Propos inacceptables de Georges Frêche


Appel à la célérité et la clarté des socialistes
Pétition à signer et à faire signer à l’adresse suivante :
http://www.petition.nouveau-ps.net/
Suite aux propos tenus par Georges Frêche le 15 novembre, le Bureau national du Parti socialiste, à l’unanimité, a saisi la Commission des Conflits pour qu’elle en tire les conséquences et se prononce notamment sur l’exclusion de celui-ci.
Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche.
Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos.
Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau.
Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en œuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche.
Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps.
Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques.
C’est pour cela que nous appelons les socialistes à rester fermes sur les principes et sur nos valeurs et à ne pas retarder l’instruction de la demande d’exclusion de Georges Frêche.
http://www.petition.nouveau-ps.net/spip.php?article1
16 octobre 2006
La gangrène de l’Europe
Ils participent déjà au pouvoir en Slovaquie et en Pologne. Ils ont failli remporter des municipalités importantes en pays flamand. En Autriche, ils vont obliger les grands partis à leur barrer la route en formant une coalition. En Hongrie, ils poussent les gens dans la rue pour renverser le gouvernement. En Bulgarie, comme en France ou en Allemagne, ils n’ont pas peur des outrances verbales, ouvertement racistes, ce qui ne nuit pas à leur popularité, au contraire ! | |
Philippe Thureau-Dangin |
26 septembre 2006
Bolkestein : un épilogue aux conséquences dangereuses
| Benoît Hamon |
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Député européen
Secrétaire national à l'Europe du Parti Socialiste
Après le vote du Parlement européen en première lecture, en février dernier, et la position commune du Conseil de juillet, la directive services, dite Bolkestein, est de retour au Parlement européen pour sa deuxième lecture.
Le texte du Conseil revient à grandes enjambées sur nombre des acquis de la première lecture parlementaire, en introduisant plus de bureaucratie, plus de confusion et d'incertitude juridique.
- Un système de contrôle bureaucratique et inefficace des activités de service, sous la responsabilité du pays d'origine de l'entreprise : c'est le retour par la petite porte du Principe du Pays d'Origine, dont on nous avait pourtant promis la disparition.
- Plus de bureaucratie, par une procédure de suivi qui fait la part belle à la Commission, chargée désormais, sans aucun contrôle démocratique, de produire des "orientations", à la portée juridique incertaine, sur l'application de la directive.
- Plus de confusion et d'insécurité juridique pour le droit du travail, par une disposition qui met le droit social et du travail national sous tutelle européenne.
- Plus d'incertitude pour les services publics, notamment les services sociaux d'intérêt général, dont l'exclusion du champ d'application de la directive est remise en question.
La bataille sera courte et difficile, car le Parlement a jusqu'à fin novembre pour essayer d'amender le texte du Conseil, à la majorité qualifiée. Le Conseil, Gouvernement français compris, et la droite du Parlement européen avec le soutien actif des élus UMP, veulent une conclusion rapide et discrète de cette procédure législative. Au terme de trois ans de débats parfois acharnés, cette ultime ligne droite annonce un épilogue aux conséquences dangereuses si le texte de la directive services devait, selon le vœu du Conseil, être adopté en l'état.
04 juillet 2006
"Chasse aux enfants : notre conscience nous interdit d’être complices"
"Chasse aux enfants : notre conscience nous interdit d’être complices"
J'ai signé l'appel initié par la LDH contre la vague d'expulsions lancée par Nicolas Sarkozy contre des familles d'étrangers en situation irrégulière.
Quelle conscience humaine peut accepter que des policiers se saisissent d’enfants de 3 et 6 ans dans leur classe pour les enfermer dans un commissariat et les expulser à l’aube avec leur mère parce qu’ils n’ont pas respecté les procédures édictées par les États ? C’est pourtant ce qui vient de se passer au Mans. Aucune loi, aucune politique ne peuvent conduire à un tel déni d’humanité. Nous avons la nausée devant la multiplication de ces situations ou des enfants, des adolescents sont les premières victimes d’une politique devenue folle. Ce ne sont pas les valeurs de la France que nous connaissons et que nous aimons qui s’expriment dans cette violence. Nous n’acceptons pas que l’on tente de nous berner en laissant croire que quelques centaines de personnes bénéficieront de mesures de faveurs, selon des critères absurdes, alors que ce sont plusieurs milliers de familles qui sont concernés. Nous n’acceptons pas que les vacances scolaires deviennent le temps où s’ouvre la chasse à l’enfant.
Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. C’est pourquoi, avec toutes les femmes et tous les hommes du Réseau éducation sans frontières, la Ligue des droits de l’Homme appelle à violer cette loi. Tant que celle-ci ne sera pas changée, nous nous opposerons aux mesures d’expulsion et nous offrirons aide et protection à ces familles.
Par Benoit Hamon (Eurodéputé PS - Membre fondateur du NPS)